Question orale de Patrick Alexanian
Monsieur le Président, Compétence transférée aux Conseils généraux, l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) représente un enjeu social considérable. Les situations d'exclusion sociale, de violences faites aux enfants, nécessitent de la part de notre collectivité, une politique ambitieuse. Pour faire face efficacement à des situations particulièrement complexes, le sujet de l'aide sociale mérite d'être traité dans un esprit mêlant solidarité et détermination. Nous souhaitons attirer particulièrement votre attention sur la politique du Conseil général des Hauts-de-Seine envers les Missions locales du département, financée par l’ASE. Les Missions locales assurent des fonctions d'accueil, d'information, d'orientation et d'accompagnement pour aider les jeunes de 16 à 25 ans à résoudre l'ensemble des problèmes que pose leur insertion sociale et professionnelle. Une lourde tâche quand on connaît la précarisation de la jeunesse dans notre société. A l’heure où l’une des premières conséquences de la crise économique et sociale est la remontée extrêmement forte et rapide du chômage des jeunes, qu’ils soient diplômés ou non, il serait honteux que le Conseil général réduise les aides aux Missions locales. L’engagement du Conseil général des Hauts-de-Seine dans ce domaine n’est pas à la hauteur des espérances et des besoins. Un exemple concret : l’ASE a octroyé aux jeunes Balnéolais via la Mission locale 21105 euros d’aides en 2008, contre 55281 euros en 2005. Soit une diminution de 61% !D’autres Missions locales connaissent une situation similaire dans le département, chacun le sait ! Cela est le résultat des coupes sombres opérées dans le budget consacré au Fonds d’Insertion aux Jeunes : 4,22 millions d’euros en 2007, 3,91 millions d’euros en 2008, 3,65 millions d’euros en 2009 ! Ces chiffres ont une incidence importante sur le terrain : disparition du dispositif AU92 permettant le financement de l’hébergement d’urgence des jeunes, difficultés à mettre en place le « Contrat jeune majeur », refus de prendre en charge les frais de formation pour les jeunes ayant une formation Bac+2… Le Conseil général élude un certain nombre des missions qui sont les siennes. Notre département est d’ailleurs l’un des rares à ne pas octroyer de subventions de fonctionnement aux Missions locales. Notre département est l’un des plus riches de France, pourtant sa politique sociale est loin d’être celle attendue. Ces décisions du Conseil général sont contraires aux besoins de notre jeunesse. Monsieur le Président, que comptez-vous faire pour remédier à cette situation ?
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